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Projet de classe des CP B et CM2 D: Une semaine au village des Arts de Dakar

Les interviews des ptits journalistes de "Mermoz-Art"

Nous avons profité de notre présence au Village pour interviewer les artistes qui nous accompagnaient, les parents qui nous encadraient, les enfants qui bénéficiaient des activités et les autres artistes-résidents du Village des Arts.

Maher, Alexandre, Evrard et Stéphane interrogent les artistes qui nous accompagnent, pour Mermoz-Art.

Alpha Sow, céramiste Maguette Cissé, céramiste
Mermoz-Art : Alpha Sow, pourquoi avez-vous choisi cet art ?
Alpha Sow (céramiste) : J’ai aimé le modelage depuis mon enfance.
Mermoz-Art : Comment êtes-vous arrivé au Village des Arts ?
Alpha Sow : Il y a eu une sélection au niveau d’un jury du Ministère de la Culture.
Mermoz-Art : Etes-vous célèbre ?
Alpha Sow : Je suis connu mais le terme célèbre est top fort. Je suis connu au Sénégal et un peu en Europe (France, Allemagne et Italie), grâce à mes expositions. Mermoz-Art : Qu’est ce que vous ressentez lorsque vous travaillez ?
Alpha Sow : Un plaisir fou que je ne peux pas exprimer.
Mermoz-Art : M. Alpha Sow, merci.

Mermoz-Art : Maguette Cissé, d’où viennent vos idées ?
Maguette Cissé (artiste-céramiste) : Dans la nature.
Mermoz-Art : D’où vient la terre que vous utilisez ?
Maguette Cissé : C’est de l’argile que l’on trouve dans les carrières vers Thiès. Nous utilisons de l’argile à l’état brut que l’on délaie avec de l’eau pendant plusieurs jours. On remue jusqu’à ce que cela soit pâteux. Il s’agit d’argile complètement naturelle dont on aspire l’eau.
Mermoz-Art : Maguette, merci

Séa Diallo, peintre fixé sous verre Fola Lawson, plasticien-batik
Mermoz-Art : Séa Diallo, comment êtes-vous arrivé au Village des Arts ?
Séa Diallo (peintre ­ fixé sous verre) : Le Ministère de la Culture a lancé un appel en 1998. Il y a eu un concours avec une sélection d’un groupe d’artistes dont je fais parti.
Mermoz-Art : D’où viennent vos idées ?
Séa Diallo : De la redécouverte du royaume de l’enfance. Ce qui m’a passionné pendant l’enfance, je le refait.
Mermoz-Art : Etes-vous célèbre ?
Séa Diallo : La notion de célébrité est relative, au Sénégal je suis célèbre mais à l’étranger je ne suis pas connu.
Mermoz-Art : Qu’est-ce que vous ressentez lorsque vous peignez ?
Séa Diallo : Je me sens libre par rapport aux contraintes de la société et épanoui car j’aime ce que je fais.
Mermoz-Art : M. Séa Diallo, merci.
Mermoz-Art : Fola Lawson, pourquoi avez-vous choisi le batik ?
Fola Lawson (plasticien-batik) : C’est un travail très intéressant. Ici, en Afrique, les gens ont l’habitude d’acheter des tissus qui viennent d’Occident. Avec le batik, c’est plus atisanal, les gens peuvent acheter des tissus au marché, ils achètent les couleurs, c’est beaucoup plus économique. Mermoz-Art : Comment êtes-vous arrivé au Village des Arts ? Fola Lawson : Je suis un plasticien d’origine togolaise. Le Village des Arts est un espace international, des ateliers sont prévus pour les artistes étrangers. Je suis venu rencontrer des artistes de la sous-région. Je travaille en collaboration avec des collègues.
Mermoz-Art : Etes-vous célèbre ?
Fola Lawson : Non, pas vraiment. Je suis connu dans le milieu, je serai peut-être célèbre.
Mermoz-Art : Participez-vous à la Biennale ?
Fola Lawson : Oui, je ferai une exposition à la banque CBAO. Je participerai au off.
Mermoz-Art : Qu’est-ce que vous ressentez lorsque vous travaillez ? Fola Lawson : Un très grand plaisir que je ne peux pas vous expliquer, un dépassement, je communique avec mon œuvre (la couleur).
Mermoz-Art : M. Fola Lawson, merci.
  Ibrahima Kébé, peintre

Mermoz-Art : Ibrahima Kébé, pourquoi avez-vous choisi l’acrylique ?
Ibrahima Kébé (peintre) : J’ai choisi l’acrylique, car c’est une matière qui convient bien à mon style. Mes personnages, mes formes, mes couleurs sont très stylisés.
Mermoz-Art : A quel âge avez-vous commencé ?
I. Kébé : J’ai commencé l’acrylique a 17 ans. J’ai fait une formation aux Beaux-Arts. Mermoz-Art : Est-ce que vous vous entendez bien entre artistes ?
I. Kébé : Oui, il y a une bonne relation. L’Art est un peu jaloux mais les artistes ne le sont pas.
Mermoz-Art : Combien y-a-t-il d’artistes au Village des Arts ?
I. Kébé : Nous sommes 47. Mermoz-Art : Etes-vous célèbre ?
I. Kébé : Oui, je suis célèbre (assez). J’ai fait beaucoup d’expositions. J’ai enseigné avec des enfants.
Mermoz-Art : Qu’est-ce que vous ressentez quand vous peignez ?
I.Kébé : Je ressens beaucoup d’émotions et je vis les scènes que je peins.
Mermoz-Art : M. Ibrahima Kébé, merci.

L'exposition

La semaine de travail

L'éditorial des maîtresses : Anne-Marie Beuvin et Annick Lickel